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1987-2017 : 30 ans de Bien-être et de Connaissance

Yahvé, heureusement pour nous, n’était pas Dieu !

Écrit par: L'équipe Macro Editions | Actualités et Conspirations, Histoire et Mystères

Yahvé, heureusement pour nous, n’était pas Dieu !

À mon avis, le véritable travail d’un exégète libre des conditionnements dogmatiques ne consiste pas à rechercher des significations cachées mais, au contraire, à libérer le texte biblique de toutes les superstructures théologiques, idéologiques, ésotériques, spiritualistes qui ont été artificiellement construites au fil des siècles.

C’est donc mon hypothèse de travail...

Et je répète qu’il s’agit d’une hypothèse (je laisse les vérités assénées aux dogmatiques). Pour laquelle je revendique les mêmes droits que ceux accordés aux autres clés de lecture, surtout en présence d’un fait patent : personne, dans les « traditions » alléguées, ne possède la vérité, puisque les divergences entre les unes et les autres restent ouvertes, profondes, souvent violentes et, en tout cas, irrémédiables.

Toutes les doctrines « traditionnelles » partagent un seul élément de base : elles ont été bâties dans le but de cacher les évidences textuelles effectives, souvent désagréables, en rien spirituelles et donc inacceptables pour ceux qui n’ont pas pour objectif la vérité, mais la construction d’un système de contrôle des esprits de chacun et du tissu social entier.

La réalité textuelle se trouve sous nos yeux, en surface et, justement pour cette raison, elle a été recouverte d’épais voiles d’inventions et de constructions, compliquées par l’attribution de valeurs mystérieuses nébuleuses. Pourquoi donc ? Parce que sur cette histoire, connue dans sa substance scripturale authentique, on n’aurait pu construire quoi que ce soit, ni religion, ni idéologie nationaliste, ni système de pouvoir.

Mais toute la Bible nous fait clairement comprendre que cet individu nommé Yahvé, heureusement pour nous, n’était pas Dieu.

Le dogmatisme a de quoi réfléchir soigneusement. Ou plutôt, le conditionnel s’impose : il « aurait » de quoi réfléchir, car nous savons bien que les dogmatiques se refusent souvent à réfléchir, tout court. Et pourtant les éléments sur lesquels méditer sérieusement existent.

Ils proviennent même des milieux culturels que nous avons des raisons de croire au-dessus de tout soupçon : l’archéologie biblique gérée par les académiciens hébreux des universités israéliennes et les travaux de cette branche du rabbinat qui étudie, approfondit et divulgue des connaissances libres de ces conditionnements théologiques et idéologico-nationalistes.

Ceux-là même, au contraire, qui servirent de cadre à la construction et la diffusion séculaire de mensonges présentés comme des vérités établies et indiscutables. De ces milieux culturels libres nous parviennent des informations qui contredisent les croyances les plus communes et les plus répandues.

Ceux qui ont suivi Moïse (en supposant qu’il ait existé) puis Josué ont-ils bel et bien conquis le pays de Canaan ?

L’archéologie israélite moderne soutient que le récit épique de la conquête de Jéricho relève très probablement d’une pieuse invention, absolument pas étayée par les fouilles. Et pour cause, les recherches archéologiques ont démontré qu’à l’époque de la conquête présumée, la ville de Jéricho n’était certainement pas entourée de murs.

Mais aussi : les grands règnes de David et Salomon ont-ils réellement existé ?

Selon les preuves archéologiques, il se serait agi de deux petits gouverneurs locaux, à peine plus que des royaumes tribaux sur lesquels fut par la suite tissée la légende que nous connaissons afin de fournir au peuple hébreu une sorte de mythe fondateur. À mettre en parallèle avec les autres royaumes d’une importance bien plus connue et démontrée.

Le Déluge biblique n’a pas été universel

Comme il m’est arrivé de le répéter au cours de mes nombreuses conférences, ces mêmes rabbins affirment que le Déluge biblique n’a pas été universel, mais qu’il s’est agi d’un événement localisé. Il suffit de penser que, dès qu’il a atteint une terre libérée des eaux, Noé a pris un grand nombre d’animaux et les a immolés en offrande aux Elohim (Genèse 8:20 ; nous comprendrons plus tard qui étaient les Elohim et pourquoi ils appréciaient la « fumée »).

Je me suis toujours demandé : il aurait brûlé les animaux qu’il s’était donné tant de mal à sauver en les amenant sur l’arche ? L’imaginer seulement échappe-t-il au ridicule ? Il va de soi que Noé a trouvé en abondance, dehors, les animaux qui n’avaient pas été frappés par ces inondations aux dimensions limitées.

Ce sont encore les rabbins qui relèvent l’absence de documents égyptiens attestant d’une présence massive d’Hébreux sur leur terre et encore moins l’existence d’un état d’esclavage. Je voudrais vous faire remarquer, à ce propos, un élément : lorsqu’ils s’apprêtent à quitter le pays, ils reçoivent de Yahvé l’ordre de se faire donner tout l’or possible (Exode 11:2) : est-il crédible que des esclaves adressent une telle requête à leurs maîtres alors qu’ils sont sur le point de s’en aller ? En aucune façon. Se l’imaginer voisine le ridicule !

En outre, au cours de leur séjour dans le désert, les gens regrettent en permanence leur situation antérieure dès lors qu’ils la comparent avec celle que Moïse les oblige à vivre. En gros, ils se plaignent souvent des tristes conditions dans lesquelles ils se trouvent et répètent qu’ils étaient indubitablement mieux avant, alors que le récit mythifié voudrait les décrire comme des esclaves auparavant lourdement exploités (Exode 13).

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EXTRAIT des LIVRES de Mauro BIGLINO

Livre La bible n'est pas un livre sacré  livre pas de création dans la bible



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